Création d’une boîte à outils pour les étudiantes et étudiants autochtones dans les écoles postsecondaires
Le Cégep John Abbott et la Faculté des sciences de l’éducation de l’Université de Montréal sont heureux d’annoncer que Mme Tania Peres, professeure dans le département de chimie du Cégep John Abbott, et Mme Neerusha B. Gokool, professeure adjointe à la Faculté des sciences de l’éducation de l’Université de Montréal, ont reçu une subvention du Pôle interordres de Montréal (PIM).
La subvention de deux ans contribuera à financer le projet intitulé Une boîte à outils adaptée à la culture pour ouvrir la voie à une intégration positive et réussie des étudiants autochtones dans les classes d’enseignement postsecondaire. Le projet vise à co-construire une boîte à outils numérique de compétences académiques fondée sur les connaissances autochtones et une pédagogie adaptée à la culture.
Des recherches menées par Mme Peres et Mme Gokool ont révélé que les jeunes des Premières Nations ont moins de chances de poursuivre ou de terminer des études postsecondaires comparativement aux jeunes non autochtones. Les raisons en sont diverses : difficultés de gestion du temps, problèmes de santé mentale, sentiment de déconnexion avec les enseignant(e)s et les camarades de classe, entre autres.
Nous voulons que [les étudiant(e)s autochtones] réussissent. Qu’ils soient capables de faire la transition entre la façon dont ils apprenaient auparavant et la façon dont nous apprenons au cégep, pour qu’ils puissent aller de l’avant. Nous voulons être en mesure de combler ce fossé en essayant de comprendre comment ils apprennent et de fusionner les deux styles d’apprentissage.
– Tania Peres, professeure, Département de chimie, Cégep John Abbott
Le projet comprend trois phases :
- Développer une compréhension globale des défis et des stratégies dans les écoles postsecondaires, par le biais de cercles de partage, de témoignages et d’entrevues avec des étudiant(e)s autochtones.
- Créer une communauté d’apprentissage composée d’enseignant(e)s, de chercheurs(euses), d’étudiant(e)s programmeurs et d’étudiant(e)s autochtones afin de discuter des résultats de la première phase et de co-construire la boîte à outils.
- Mettre en œuvre et évaluer les effets de la boîte à outils sur les étudiant(e)s autochtones.
Nous espérons en fin de compte que [les étudiant(e)s autochtones] développent les compétences d’apprentissage nécessaires pour réussir au cégep et qu’ils s’impliquent plus dans la salle de classe par la communication et la collaboration. Tout cela fait partie de la boîte à outils afin qu’ils se sentent en confiance pour partager leurs points de vue, et qu’ils soient engagés et motivés pour poursuivre et développer leur résilience afin de terminer leurs programmes. […] Cet outil sera leur voix, et ce qui fonctionne et ne fonctionne pas pour eux.
– Neerusha B. Gokool, professeure adjointe, Faculté des sciences de l’éducation, Université de Montréal
La boîte à outils sera disponible en ligne afin de promouvoir l’accessibilité et la flexibilité pour les étudiant(e)s autochtones du Cégep John Abbott et de l’école Kahnawake Survival. Le projet devrait être opérationnel à l’automne 2026.
Le projet ne serait pas possible sans l’aide de Teresa Hackett, responsable de la recherche et de l’innovation au Cégep John Abbott, de Kim Tekakwitha Martin, doyenne de l’éducation autochtone, et de Meaghan Meueller, enseignante à l’école Kahnawake Survival.
PHOTO: Tania Peres, professeure au Cégep John Abbott, et Neerusha B. Gokool, professeure adjointe à l’Université de Montréal, dans le Jardin des Premières Nations et de la microforêt Kahnikonri:io du Cégep John Abbott.
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