Vie étudiante

Centre d’innovation et d’entrepreneuriat social Sandbox

Centre d'innovation et d'entrepreneuriat social Sandbox

Sandbox est une initiative nouvelle et stimulante sur le campus qui permet aux étudiant(e)s d’explorer des idées novatrices et entrepreneuriales avec d’autres membres de l’effectif étudiant. Il s’agit d’un espace permettant de collaborer, d’être créatif et de jouer avec les idées. 

Sandbox est un centre d’innovation et d’entrepreneuriat qui place la clientèle étudiante du Cégep John Abbott au cœur de ses préoccupations. Sa mission est d’engager les étudiant(e)s de toutes les disciplines dans un processus de résolution de problèmes réels où elles et ils participent à des activités ne menant pas à l’obtention de crédits, mais leur permettant d’élaborer leurs propres projets et d’acquérir de l’expérience. Le bureau est situé dans le pavillon Herzberg, local H-163.  

Pour nous joindre : 

514 457-6610, poste 5120
sandbox@johnabbott.qc.ca

 

 

Défi innovation verte, Janvier 2024

La troisième édition du Défi innovation verte, présenté par Pfizer Canada, s’est déroulée le vendredi 12 janvier au Cégep John Abbott.

Inspiré du concept « Startup Weekend, » sept équipes, composées d’un total de 22 étudiantes et étudiants de différents cégeps de Montréal, se sont mises au défi de conceptualiser et présenter un projet complet à un panel de juges, et ce en 12 heures seulement, dans l’espoir que leur projet soit sélectionné pour recevoir un prix du Cégep et de Pfizer Canada. L’objectif du défi est de développer une idée pratique qui peut servir à trouver une solution à un problème du monde réel.


Première place : Dégivrer avec des cornichons :

Olivia Preiss, Joshua Nicodemo, Kayley Zaidi et Sonia Hussain

De gauche à droite : Cynthia Aboud (Vice-présidente à Accord Financial Inc.), Gary Whittaker (Professeur à McGill et au Service de formation continue du Cégep John Abbott), Olivia Preiss, Tracey McKee (Directrice adjointe des études pour la formation générale et les programmes d’arts au Cégep John Abbott), Joshua Nicodemo, Kayley Zaidi, Sonia Hussain, et Guy Lallemand (Président du Conseil d’administration de la Fondation du Cégep John Abbott).

Le sel gemme traditionnel est utilisé tout au long de l’hiver pour déglacer les routes au Canada. Cependant, le sel gemme peut présenter des risques pour la flore et la faune locales, ainsi que pour la longévité des routes, des véhicules et des infrastructures. En raison de ces problèmes, le gouvernement canadien a jugé nécessaire de déclarer le sel de voirie comme étant une toxine en 2001. Malgré cela, seules 13 municipalités au Québec ont fait des efforts pour utiliser des alternatives respectueuses de l’environnement, hormis Montréal. Montréal utilise environ 200 000 tonnes de sel gemme coûteux et nocif par an, un chiffre qui continue d’augmenter à mesure que le changement climatique rend le temps de plus en plus imprévisible. Nous avons donc décidé de trouver une solution pour permettre à John Abbott de réduire son utilisation de sel gemme.

Étonnamment, de nombreux sous-produits alimentaires sont extrêmement efficaces pour déglacer les routes tout en préservant la sécurité des conducteurs et en réduisant les coûts. La saumure de cornichon est l’une de ces alternatives et constitue la solution idéale à la surutilisation du sel sur le campus John Abbott. En utilisant du jus de cornichon provenant de plusieurs sources, y compris la cafétéria du campus, les restaurants locaux, la population étudiante et éventuellement les fabricants de cornichons eux-mêmes, il sera possible de mettre en œuvre un programme permettant de déglacer les routes sur le campus de John Abbott à l’aide d’une solution combinée de saumure de cornichon et de sel de déneigement. D’ici l’hiver 2025, nous souhaitons que ce programme soit entièrement mis en place et qu’il fonctionne.

 

Deuxième place : MedGo :

Andrea Sanchez et Iba Malhi

De gauche à droite : Andrea Sanchez, Gary Whittaker (Professeur à McGill et au Service de formation continue du Cégep John Abbott), Cynthia Aboud (Vice-présidente à Accord Financial Inc.), Iba Malhi, Tracey McKee (directrice adjointe des études pour la formation générale et les programmes d’arts) et Guy Lallemand (Président du Conseil d’administration de la Fondation du Cégep John Abbott).

Saviez-vous que 79,5 % des gens ne savent pas comment se débarrasser des produits médicaux en toute sécurité ? Cette situation est préoccupante car les produits médicaux (tels que les pilules et les vaccins) ont des propriétés contaminantes pour l’environnement. Jetés dans les sites d’enfouissement, ces

produits contiennent et émettent des substances chimiques toxiques qui nuisent aux écosystèmes et à la faune. Face à ce problème, nous avons créé MedGo afin d’informer les adolescents, les adultes et les personnes âgées qui prennent des médicaments sur la manière de disposer de leurs médicaments en toute sécurité et de réduire ainsi leurs effets nocifs sur l’environnement. MedGo éduque notre marché cible en indiquant les endroits où ils peuvent se débarrasser correctement de leurs médicaments, tout en proposant des vidéos et des articles éducatifs aux utilisateurs. Idéalement, MedGo sera principalement promu dans les cégeps du Québec avec les programmes Techniques de pharmacie, ainsi que par les infirmières scolaires. Nous souhaitons également que MedGo gagne en popularité au sein des maisons de retraite et des pharmacies en apposant nos codes QR sur des produits pharmaceutiques tels que les sacs en papier remis par la pharmacie.

De plus, le développement du projet se fera en deux phases. Les six premiers mois seront consacrés à la finalisation de l’application mobile, puis un an à l’expansion de notre marque dans toute la province. Pour l’instant, bien qu’il existe des applications similaires aidant les gens à déchiffrer les articles à recycler, telles que « Ca va où ? », il n’y a pas d’applications axées sur les médicaments dans la province, et il n’y a donc pas de concurrence. Nous allons également assurer une forte présence sur Instagram pour garantir une croissance constante.

En conclusion, MedGo peut être mis en œuvre dans les pharmacies, les hôpitaux, les salles de classe et même ici, à John Abbott, afin d’encourager les pratiques pharmaceutiques durables.

 

Troisième place : Wheat Reuse :

Dannica Davies, Zoey Webster, Ella Cloutier, Nathan Wan, Emma Yee

De gauche à droite : Cynthia Aboud (Vice-présidente à Accord Financial Inc.), Dannica Davies, Gary Whittaker (Professeur à McGill et au Service de formation continue du Cégep John Abbott), Nathan Wan, Tracey McKee (directrice adjointe des études pour la formation générale et les programmes d’arts), Emma Yee et Guy Lallemand (Président du Conseil d’administration de la Fondation du Cégep John Abbott).

La cafétéria du John Abbott College est confrontée à un problème courant, caractérisé par une forte dépendance à l’égard d’articles à usage unique tels que les assiettes, les couverts et les gobelets. Il en résulte une accumulation quotidienne importante de déchets mal éliminés, principalement en raison d’un manque de sensibilisation aux pratiques efficaces de gestion des déchets. L’absence d’alternatives réutilisables exacerbe le problème, contribuant de manière significative à l’impact environnemental causé par les déchets indésirables.

Pour faire face à ce défi, une solution prometteuse consiste à introduire de la vaisselle réutilisable dans les cafétérias. En proposant une option « pour ici », les étudiant(e)s qui choisissent de dîner sur place peuvent utiliser la vaisselle durable fournie par la cafétéria. Après leur repas, les étudiant(e)s peuvent facilement déposer la vaisselle utilisée dans des bacs désignés, placés stratégiquement dans la cafétéria. La responsabilité du nettoyage de cette vaisselle incomberait aux étudiant(e)s employé(e)s pour laver la vaisselle, ce qui créerait de précieuses opportunités d’emploi au sein de la communauté collégiale.

L’application concrète de cette idée implique l’utilisation d’assiettes, de bols et d’ustensiles en paille de blé, une alternative durable qui s’aligne sur les pratiques respectueuses de l’environnement. Ces articles biodégradables permettent non seulement d’atténuer la crise de la gestion des déchets, mais aussi de promouvoir une consommation responsable. Les matériaux à base de paille de blé sont polyvalents : ils peuvent être utilisés comme engrais une fois décomposés, ne sont pas allergènes, ne contiennent pas de gluten, sont robustes, vont au micro-ondes et au congélateur et sont exempts de substances nocives telles que le BPA. Le calendrier proposé pour cette initiative suggère une planification au cours de la session d’hiver 2024 et de l’été, avec une mise en œuvre progressive à partir de la session d’automne 2024. Cette approche globale vise à révolutionner l’expérience de la cafétéria au Cégep John Abbott, en encourageant la durabilité et la responsabilité environnementale.

Défi innovation verte, Janvier 2023

La deuxième édition du Défi innovation verte a eu lieu le vendredi 13 janvier 2023 au Cégep John Abbott, en collaboration avec le Collège Vanier. L’événement était parrainé par la Caisse Desjardins Ouest-de-l’Île, avec le soutien de Partage-Action de l’Ouest-de-Île. L’événement intensif d’une journée a été planifié dans le style « startup weekend ». Les étudiantes et étudiants ont appris à développer leurs idées de projet grâce à une série d’ateliers et d’activités de travail en équipe, après quoi les cinq équipes ont présenté leurs projets à un panel de juges. Les responsables de programme des deux cégeps étaient présents, ainsi que des étudiant(e)s mentor(e)s d’une cohorte précédente du Sandbox, qui ont guidé les équipes dans leurs projets.

 

Première place : M & M

G à d : les étudiantes Yana Parkimovich et Cam Dorvilier-Schell et Susan Mckercher, membre du jury, présidente du conseil d’administration de la Caisse Desjardins de l’Ouest-de-l’Île.

Le projet M&M est une initiative menée par des étudiantes qui utilisent des déchets agro-industriels (en particulier du marc de café) pour cultiver des champignons comestibles. En créant quelque chose à partir de rien, nous fournissons aux étudiant(e)s et aux organisations caritatives des produits riches en protéines et nutritifs pour une fraction du coût des champignons achetés dans le commerce. Ce projet abordera les questions des déchets organiques et de la nutrition à l’échelle locale. Nous estimons que notre projet sera opérationnel d’ici la relaâche du printemps 2023. Nous collecterons le marc de café usagé du café Oval et du Bistro du Cégep John Abbott et nous cultiverons activement de nombreuses variétés de champignons qui seront donnés à la banque alimentaire du Cégep, vendus à l’Oval et/ou même au Marché Mac. Les champignons étant faciles à cultiver dans des conditions de base, le projet peut être mené sur le campus, dans n’importe quel espace inutilisé. À long terme, nous envisageons d’étendre le projet à d’autres cégeps de l’île de Montréal.

 

 

 

 

Mise-à-jour – mai 2023:

Depuis janvier, une proposition de projet a été envoyée au département des activités étudiantes afin d’obtenir un espace pour installer la ferme de champignons. Pendant que la demande était traitée, un espace temporaire pour la ferme a été aménagé dans la salle du club Mushroomtopia. Les fonds alloués ont été utilisés pour acheter deux serres d’intérieur, diverses cultures de mycélium liquide, ainsi que beaucoup de céréales en vrac, du matériel stérile et des conteneurs/étagères pour la production.

Tout au long de la session, les étudiantes volontaires ont pris soin des champignons dans les serres, les ont observés et ont modifié leurs conditions de vie pour obtenir des récoltes plus abondantes. Au cours des laboratoires bihebdomadaires, les membres de Mushroomtopia ont appris à cloner et à propager des cultures de mycélium, à inoculer des pots de frai et à examiner des hyphes au microscope.

Les prochaines étapes du projet qui se dérouleront à l’automne 2023 consisteront à installer et automatiser une tente hydroponique permanente en collaboration avec le club de robotique, à partager le substrat usagé avec le club JAC Harvest et à faire don des champignons frais à la banque alimentaire du Cégep.

Deuxième place : Fungicycle

G à d : Eric Nyhus (étudiant), Gary Whittaker (membre du jury), Oliver Thomas (étudiant) et Sophie McCann (membre du jury, directrice de Partage-Action)

L’idée est de remplacer les récipients alimentaires en plastique et en carton par du mycélium en tant qu’emballage et contenants. Les emballages en carton et en plastique constituent un problème environnemental. Bien que ces dernières années les plastiques à usage unique aient été remplacés par du carton, le carton n’est toujours pas une solution satisfaisante. Le carton est dérivé des arbres, ce qui signifie que le remplacement du plastique par le carton ne fait qu’aggraver la crise de la sylviculture. Le mycélium provient d’un champignon, c’est la « racine » du champignon et c’est un matériau vert. Nous avons choisi de développer le mycélium en raison de ses nombreuses propriétés, comme l’utilisation de déchets agricoles dans la production, la résistance thermique, la résistance à l’humidité, la rapidité de production et de décomposition. Le mycélium est également peu coûteux par rapport au polystyrène qui est utilisé dans de nombreux produits en plastique aujourd’hui. Le mycélium étant un champignon, il n’a pas besoin d’accès à la lumière du soleil, il utilise simplement l’énergie contenue dans les matières organiques que nous gaspillons quotidiennement.

Pour former le mycélium, il suffit de placer les déchets organiques dans un moule, puis d’y placer un champignon. En l’espace d’une semaine, le champignon aura entièrement rempli le moule, sans laisser de déchets. Enfin, le moule est placé dans le four. Comme le mycélium utilise des matières organiques autrement gaspillées, il ne consomme que 12 % de l’énergie utilisée pour la production de plastique. Mieux encore, comme il s’agit de matières organiques, nous constatons une réduction de 90 % des émissions de CO2 de cette industrie. Nous avons l’intention d’utiliser tous les avantages énergétiques et environnementaux du mycélium pour rendre le monde meilleur en commençant par l’industrie des récipients alimentaires qui a largement contribué à la crise mondiale actuelle du plastique.

Troisième place : RainBeau

G à d : Joan-Micah (étudiante), Gary Whittaker, Priyesh Patel (étudiant) et Susan McKercher.

L’objectif du RainBeau est de mettre en place un système de collecte d’eau durable qui vise à réduire l’utilisation de l’eau du robinet pour l’arrosage des plantes dans la communauté de John Abbott, ainsi que dans les zones environnantes. L’objectif est d’insérer notre réservoir qui recueille l’eau de pluie et la stocke pour l’utiliser plus tard pour arroser les plantes, au lieu de dépendre de l’eau du robinet. Actuellement, le Cégep utilise l’eau du robinet pour arroser ses plantes dans la Zone Zen et à l’extérieur du pavillon des sciences Anne-Marie-Edward. En installant ce dispositif à ces deux endroits, la consommation d’eau du robinet sera réduite grâce au recyclage de l’eau fournie par la nature. Cela permettra une consommation responsable de l’eau et donc la construction d’une communauté durable. Ce ne sera pas seulement un avantage pour la communauté, mais aussi pour les plantes qui recevront une source naturelle d’eau, sous forme de pluie. Le réservoir pourra également être utilisé pour la neige. Les plantes terrestres bénéficient de l’eau de pluie, contrairement à l’eau du robinet. Lorsque la pluie tombe sur le sol, elle se combine à d’autres minéraux présents dans l’atmosphère, ce qui lui confère un pH acide qui contribue ensuite à libérer les micronutriments tels que le zinc, le manganèse, le cuivre et le fer du sol. Le premier prototype sera achevé trois mois après l’événement et des améliorations et ajouts supplémentaires seront apportés mensuellement.

back Aller au contenu principal