Les gens nourrissent les oiseaux depuis des centaines d’années.  On suppose qu’un Canadien sur quatre achète de la nourriture pour oiseaux et/ou des produits pour l’ornithologie. Le montant moyen dépensé est de 1 000 dollars par an.  Les principales graines offertes dans les mangeoires sont les graines de tournesol. Les graines de tournesol sont l’un des aliments les plus nutritifs que l’on puisse donner aux oiseaux. Récoltées sur le tournesol Helianthus annuus, elles sont riches en graisses et en protéines, ainsi qu’en vitamines et en minéraux, tous essentiels pour maintenir les oiseaux en bonne santé.

En moyenne, une dizaine d’espèces utilisent couramment les mangeoires à oiseaux dans la région :

  • Junco aux yeux sombres
  • Cardinal du Nord
  • Mésange à tête noire
  • Sittelle à poitrine blanche
  • Geai bleu
  • Chardonneret élégant
  • Pinson des arbres
  • Moineau domestique
  • Étourneau sansonnet
  • Pic mineur
Junco aux yeux sombres
Cardinal du Nord
Mésange à tête noire
Sittelle à poitrine blanche
Geai bleu
Chardonneret élégant
Pic mineur

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Parfois, les mangeoires attirent également les prédateurs des oiseaux, notamment les rapaces tels que l’Épervier de Cooper et l’Épervier brun. L’augmentation de l’utilisation des mangeoires a entraîné une augmentation de ces espèces de faucons dans les zones suburbaines, car ces rapaces sont spécialisés dans la chasse aux oiseaux. En été, un autre rapace patrouille souvent sur le campus pour manger des pigeons et des étourneaux : il s’agit d’une petite espèce de faucon appelée Merlin. En 2021, un couple de faucons émerillons a niché dans un épicéa juste à côté de Brittain Hall.

Faucon de Cooper

Toutes ces espèces sont considérées comme résidentes car, en règle générale, elles ne migrent pas massivement vers les régions méridionales plus chaudes pendant l’hiver et passent au contraire tout l’hiver ici.

Ce sont des oiseaux bien adaptés aux climats froids.  Les mésanges ont des adaptations physiologiques et écologiques pour survivre en hiver, comme l’hypothermie nocturne, la réduction de leur température corporelle pendant la nuit, la thermogenèse, le frisson pour produire de la chaleur, la recherche de nourriture à des hauteurs plus basses pour une meilleure protection contre le vent, et la cache, le stockage de nourriture à l’automne pour une consommation ultérieure pendant l’hiver.

Selon Barbra Frei de l’Observatoire d’oiseaux de McGill (OAM), les Mésanges doivent manger environ 10 à 15 % de leur poids pendant la journée pour conserver suffisamment d’énergie pour la nuit. Les Mésanges gonflent leurs plumes lorsqu’elles frissonnent afin de rester au chaud.

Selon une étude récente de l’université de Millikin, le taux de survie des oiseaux est supérieur de 38 % dans les zones où il y a des mangeoires, et le pourcentage de jeunes oiseaux recrutés dans la population reproductrice est plus élevé dans les endroits où il y a des mangeoires que dans les endroits où il n’y en a pas.

Certaines personnes participent à un projet de science citoyenne appelé FeederWatch. Oiseaux Canada est l’organisme principal au Canada qui gère Feederwatch. Entre novembre et avril, les participants à FeederWatch comptent et identifient les oiseaux qui visitent les mangeoires de leur jardin.

Lorsque des milliers d’observateurs de mangeoires dans des communautés à travers l’Amérique du Nord comptent les oiseaux et envoient leurs résultats à la base de données FeederWatch, il en résulte un trésor de chiffres que les scientifiques de FeederWatch analysent pour dresser un tableau de l’abondance et de la répartition des oiseaux en hiver.

Les données de FeederWatch montrent quelles espèces d’oiseaux visitent les mangeoires dans des milliers d’endroits à travers le continent chaque hiver. Les données indiquent également le nombre d’individus de chaque espèce observée. Ces informations peuvent être utilisées pour mesurer les changements dans les aires de répartition hivernale et l’abondance des espèces d’oiseaux au fil du temps.

Ce qui différencie FeederWatch des autres programmes de surveillance, c’est l’image détaillée que les données de FeederWatch fournissent sur les changements hebdomadaires dans la distribution et l’abondance des oiseaux à travers les États-Unis et le Canada. Il est important de noter que les données de FeederWatch nous indiquent où se trouvent les oiseaux et où ils ne se trouvent pas. Ces informations cruciales permettent aux scientifiques de dresser les cartes de population les plus précises.

Ainsi, en combinant tout ce qu’ils savent sur une espèce grâce aux données de surveillance et aux projets de recherche intensifs, les scientifiques peuvent commencer à comprendre pourquoi une espèce est en déclin et formuler des recommandations pour son rétablissement avant qu’il ne soit trop tard. Si vous souhaitez participer, rendez-vous sur le site feederwatch.org.

Des recherches récentes menées par le Dr Cox et le professeur Kevin Gaston, qui travaillent à l’Environmental Sustainability Institute sur le campus Penryn de l’université d’Exeter, ont montré que l’observation des oiseaux détendait les gens et les rapprochait de la nature.

Les personnes vivant dans des quartiers où il y a plus d’oiseaux, d’arbustes et d’arbres sont moins susceptibles de souffrir de dépression, d’anxiété et de stress, selon des recherches menées par des universitaires de l’université d’Exeter, du British Trust for Ornithology et de l’université du Queensland.

Le contenu de cette page a été rendu possible grâce à la subvention 2022-2023 du Réseau intercollégial de biodiversité des campus Entente Canada-Québec, dirigé par le Collège Vanier. Ce projet a été financé en partie par le ministère de l’Enseignement supérieur du Québec, grâce aux contributions de l’Entente Canada-Québec relative à l’enseignement dans la langue de la minorité et à l’enseignement de la langue seconde.

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